L’antre de Pascal Chatonnay et Xavier Senente
Dernière salle, derniers obstacles, moment décisif. Le groupe n’avait pas dit son dernier mot, certes bien fatigué et certains d’entre eux étaient assez mal en point. Là, dans un halo de lumière créé par un cercle de bougies, était installé un homme. Il était à genou, au centre du cercle entrain de vraisemblablement prier. Il était en train de prier son dieu de la typographie et de l’intégration : Xavier Senente ! On pouvait l’apercevoir entre deux coup d’oeil, à moitié flottant sur le sol, son apparence semblait très irréel et dans un fracas capable de faire frissonner le plus valeureux des valeureux il dit :
- Qui ose entrer dans ma demeure sans mon autorisation ?!
Pascal Chatonnay se releva bien rapidement, se retournant il vit le groupe d’étranger, étant trop concentré dans son éloge interminable il n’avait pas entendu le groupe pénétrer le bâtiment. Il sortit d’un geste rapide son épée donné spécialement offerte en personne par David Malsot son coéquipier de toujours et premier membre des plus fidèles adorateurs de Xavier Senente. Pascal Chatonnay se lance frontalement sur le groupe de quatre mercenaires. Il semble seul, mais c’est sans oublier le soutien de son dieu. Son premier coup frappe de plein fouet le membre du groupe le plus proche de lui. L’épée s'abat d’un coup sec, la puissance semble décuplée, il a visiblement obtenu un coup de pouce de la divinité toujours au-dessus du cercle de bougies. GPT en arrière plan leur annonça une chose : « Une fois éteinte, je ne suis plus physiquement. »
Le message était clair, pour accéder à l’endroit d’où on entendait les cris, qui semblait être assez proche au vu du volume de ceux-ci, ils devaient vaincre Pascal Chatonnay. Si l’on se fiait au dire du chat donné par Kouamvi Couao-Zotti, l’arch-mage du royaume, ils devaient éteindre le cercle de bougie afin de vaincre, si l’on peut dire, le corps à moitié physique de Xavier Senente.
Les coups pleuvaient des deux côtés, chaque camp attaquait et contre-attaquait. Pascal Chatonnay, aidé de sa divinité, lance plusieurs sorts sur le groupe pour les mettre en difficulté. Il réussit à retenir pendant un certain temps deux membres du groupe Arlentin. Les deux membres restants en profitèrent pour faire une attaque dans le dos du paladin. Grâce à sa divinité, il réussit de justesse à éviter le coup. Il n’était cependant pas suffisamment rapide pour perdre quelques points de vie, rien de trop alarmant mais il s’agissait tout de même d’une nouvelle petite victoire, chaque victoire faisait gonfler l’espoir des mercenaires quant à leur réussite complète. Les cris devenaient de plus en plus fort à mesure que le temps s’écoulait. On pouvait distinctement reconnaître une voix féminine hurler à plein poumon :
- Pitié ! Arrêtez !
Le combat continua à faire rage pendant encore trois ou quatre tours en fonction de la chance des joueurs. Après un ultime coup d’un des membres désigné pour cela, il s’agissait de celui possédant le plus de point de force. Il avait profité d’un moment de faiblesse de Pascal Chatonnay pour attaquer de toute sa puissance et avait réussi à l’abattre. La dépouille du paladin tomba mollement, son dernier regard fut adressé à son dieu, sa vie. Il s'était sacrifié pour sa cause. Il eut pour dernière pensée le fait qu’il n’y avait plus de défense entre ces étrangers et Xavier Senente. Le membre du groupe le plus proche du cercle de bougie se mit à les souffler une à une.
Le groupe, d’un pas lent, s’approcha doucement de la porte en bois se trouvant dans le fond de la salle. En ouvrant la porte, une jeune femme se trouvait assise sur une chaise, plume à la main. Les larmes inondaient son visage, ses cris s'intensifiaient à mesure que sa main bougeait sur le parchemin. Elle était assise et obligée d’écrire un code manuellement sur papier. Elle n’avait pas le droit de faire de pause, expliquant sa douleur. Le groupe la libéra et la rassura, tout allait bien se passer, elle pourrait rentrer chez elle. L’un des membres osa questionner la jeune femme sur son identité et elle leur répondit :
- Je..je suis Camille…, impératrice de Azhir.